Projets en cours

ALICE - Aventures Langagières : Imagination(s), Créativité(s), Expérience(s)

Membres du projet: Malika Ben Harrat, Myriam Détraz, Stéphanie Pahud, Camille Vorger

 

Mots clés : créativité, didactique, care, corps, atelier

 

Résumé :

L’acronyme ALICE – Aventures Langagières : Imagination(s), Créativité(s), Expérience(s) – permet une articulation : du culturel et du langagier ; du linguistique et du didactique ; du singulier et du social ; des « identités » et des altérités ; du scientifique et du créatif ; de l’académique et du « citoyen » ; mais aussi des perspectives de la (socio)linguistique, de la didactique du français langue étrangère et des éthiques du care.  

ALICE souhaite valoriser les trajectoires et la créativité des apprenant.e.s, tout en cultivant une dynamique de réflexion collective et inclusive (intégrant étudiant·e·s, enseignant·e·s, chercheur·e·s, artistes) sur les manières de saisir théoriquement, didactiquement, mais aussi éthiquement, les expériences d’appropriations des langues et du FLE en particulier. 

Un séminaire de master FLE (Pahud), « Alice au pays du FLE : enjeux sociaux et identitaires de l’appropriation » part d'une (re)lecture de l’œuvre de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles ainsi que du concept d'« aventure » pour saisir les flux qui s'inscrivent entre langue(s), instance enseignante et instance apprenante et poser les bases d’une didactique caringLes dessins réflexifs, révélateurs des imaginaires plurilingues des étudiants de préparatoire (Bemporad et Vorger 2014), les portraits sonores en séminaire de Master « La poésie vive, vive la poésie ! » (Vorger dès 2018) sont autant de mises en voix et en corps qui encouragent le tissage des langues-cultures des répertoires et donnent lieu à une créativité originale, plurilingue et multimodale (Vorger 2019). Les activités proposées dans l’atelier d’écriture et d’éloquence « Donner corps à ses discours » (Bachelor, Dipl. 2) mobilisent l’apprendre (une langue-culture) par corps et favorisent les allers-retours entre l’écrire et le dire. Il s’agit de s’y atteler, de s’atteler à une langue-matière, tout en se reliant aux autres, constituant ainsi une communauté d’apprentissage et de création (Fabulet et Vorger, à paraître).   

Deux cours, « Accent sur l’expression orale » (Détraz : Dipl. 1) et Atelier de prononciation (Détraz : Dipl. 2, Satellites et Plan libre) s’appuient par ailleurs sur la notion de mimesis afin de ne pas rester à la périphérie, dans la répétition et l’imitation, à la manière du « singe savant », mais de s’approprier l’oral dans les mémoires corporelles, d’instaurer un mouvement de la mise en voix à la mise en corps, et d’ « incorporiser » (Détraz) la prononciation.   

Dans le programme de l’Année préparatoire, les activités effectuées dans le cours-travaux pratiques « Atelier pratiques de la langue (Ben Harrat, Prép.) favorisent tant l’échange d’expériences entre les participant·e·s que la prise en considération des forces sociales inhérentes aux interactions et les différentes stratégies linguistiques mobilisables pour y faire face (Ben Harrat, thèse en cours).

 

Publications significatives :

  • Bemporad Chiara et Camille Vorger (2014) : « Dessine-moi ton plurilinguisme. Analyse de dessins entre symbolisation et réflexivité, Glottopol, 24, en ligne, URL : http://glottopol.univ-rouen.fr/numero_24.html#tele
  • Ben Harrat Malika (thèse de doctorat en cours, titre provisoire) : L’appropriation langagière en milieu universitaire. Une trajectoire à poursuivre, une légitimité à (re)construire.
  • Détraz (Moraz) Myriam (2011) : « Parler comme un francophone ou comment s’approprier l’intonation », Babylonia, 02/11, pp. 38-43. 
  • Fabulet Aude et Camille Vorger (à paraître en 2021) : « S’y atteler en ateliers », Le Français Aujourd’hui, 212. 
  • Jeanneret Thérèse et Stéphanie Pahud (dirs) (2013) : Se vivre entre les langues. Approches discursives et didactiques de la biographie langagière, Lausanne/Zurich/Lugano, Arttesia.  
  • Vorger Camille, Abry Dominique et Katia Bouchoueva (2016) : Jeux de slam. Ateliers de poésie orale, Presses Universitaires de Grenoble.
  • Vorger Camille (2019) : « Slam entre les langues. De nouveaux chemins poétiques pour l’appropriation langagière et culturelle », in Bemporad Chiara et Thérèse Jeanneret, « Lectures de la littérature et appropriation des langues et cultures », Recherches et Applications, Le Français dans le monde, 65, Paris, Clé international.
Encyclopédisme des Lumières et humanités numériques

Membres du projet : Alain Cernuschi

Mots-clés : 18e siècle – encyclopédie – édition numérique – Lumières

Résumé :
Les ressources numériques ont ouvert un vaste champ de recherche sur l’encyclopédisme du 18e siècle, l’un des vecteurs principaux des idées des Lumières : éditions électroniques permettant une analyse renouvelée et systématique de corpus massifs ; numérisation des fonds anciens de bibliothèque favorisant la reconstitution de la circulation et du recyclage continuels de textes qui nourrissent les encyclopédies, etc. Dans ce cadre, j’ai coordonné l’édition électronique de l’Encyclopédie d’Yverdon (2003) et codirige l’Edition Numérique Collaborative et CRitique de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert [ENCCRE] (2017- ), qui s’enrichit continuellement ; un séminaire de master en HN initie les étudiants à l’édition critique numérique sur l’ENCCRE. Recherches personnelles sur l’énonciation encyclopédique, sur les sources de l’Encyclopédie d’Yverdon, etc.

Publications significatives :

  • Alain Cernuschi, « “Une espèce d’ouvrage cosmopolite”. Variations énonciatives dans les articles encyclopédiques des Lumières, de Chambers à l’Encyclopédie », Tranel [Travaux neuchâtelois de linguistique], 69 [“Énonciation et polyphonie dans le discours encyclopédique”, dir. Corinne Rossari et Denis Vigier], hiver 2018, p. 39-59. http://www.unine.ch/files/live/sites/tranel/files/Tranel/69/39-59_Cernuschi_def-1.pdf
  • Alain Cernuschi, « De Felice compilateur. Les sources des articles marqués (D.F.) dans l’Encyclopédie d’Yverdon », in Fortunato Bartolomeo De Felice. Un intellettuale cosmopolita nell’Europa dei Lumi, a cura di Stefano Ferrari, (Accademia Roveretana degli Agiati, Rovereto, 13 nov. 2015), Milano, FrancoAngeli, 2016, p. 141-170
  • De FeliceEncyclopédie ou Dictionnaire Universel Raisonné des Connaissances Humaines, Yverdon, 1770-1780, éd. Claude Blum, coord. du Comité scientifique A. Cernuschi, édition électronique intégrale, Yverdon, Fon­dation De Felice / Paris, Champion électronique, 2003, 1 DVD-ROM ; édition en ligne : Classiques Garnier Numérique

Hyperlien : http://enccre.academie-sciences.fr/encyclopedie/

Enseigner la littérature en langue seconde ou étrangère (ELL2)

Membres du projet : tous les enseignants de l’EFLE concernés par la littérature.

Mots-clés : didactique, littérature, littératie, langue étrangère, langue seconde

Résumé :
Le groupe de recherche Enseigner la littérature en L2 (ELL2) vise à développer à l’EFLE une culture de recherche sur l’usage des textes littéraires dans le contexte de l’enseignement d’une langue seconde ou étrangère. Il renforce les échanges et les synergies entre les enseignant·e·s de l’EFLE et nourrit une réflexion sur la spécificité de nos publics, de nos enseignements et de nos plans d’étude. Dans ce cadre, le groupe sert de plateforme pour le développement d’axes de recherche communs, l’organisation de manifestations scientifiques et la coordination de publications collectives (actes de colloques, numéros de revue, ouvrages). Différents axes de recherche pourront être développés, par exemple pour mener des réflexions sur :

  • la place de la littérature dans la didactique des langues 2 (fin ou moyen ?) ;
  • les supports (quels textes pour quels apprentissages ?) ;
  • les représentations de l’apprentissage des langues dans la littérature ;
  • les représentations de la littérature chez les apprenant·e·s ;
  • les liens entre littérature et écriture créative ;
  • les outils théoriques adaptés à la lecture littéraire en L2 ;
  • littérature et performance.

Publications significatives :

FLORALE, une ressource numérique pour apprendre à comprendre couramment le français parlé

Membres du projet : Christian Surcouf & Alain Ausoni

Mots-clés : FLE, compréhension de l’oral, français parlé spontané, apprentissage sur corpus

Résumé :

Même à un niveau avancé, les apprenants de français langue étrangère éprouvent encore des difficultés dans la compréhension de l’oral spontané. Face à ce constat, Christian Surcouf et Alain Ausoni, aidés par le Fonds d’innovation pédagogique de l’UNIL, ont entrepris de créer Florale (français langue orale et FLE), une base de données informatique d’enregistrements audio destinée à l’enseignement-apprentissage de la compréhension du français oral quotidien. Nourrie par des transcriptions d’émissions radiophoniques de France ou de Suisse romande (documentaires enregistrés sur le vif et entretiens), Florale permet d’accéder à près de 200 phénomènes caractéristiques du français parlé spontané. Contrairement à la plupart des corpus où l’annotation est réalisée automatiquement, les traits langagiers retenus pour constituer la base de données de Florale sont annotés manuellement par les concepteurs. Bien que beaucoup plus longue, une telle procédure permet à la fois de garantir une fiabilité pédagogique dans les données, et parallèlement de mettre en évidence de nombreux traits langagiers du français parlé dans ses dimensions phonétique, morphosyntaxique, discursive et lexicale, soit plus de mille annotations par heure d’enregistrement. En raison de la finalité pédagogique à l’origine du projet, l’interface de Florale vise la sobriété et ne recourt qu’à un métalangage minimal et accessible à l’apprenant. Ressource novatrice, Florale continue de se développer afin de mieux répondre aux besoins des étudiants et des enseignants. Elle s’enrichit chaque semestre de nouvelles données, pouvant également servir de base pour des recherches en linguistique ou en didactique.

Publications significatives :

  • Surcouf Christian & Ausoni Alain (2018), Création d'un corpus de français parlé à des fins pédagogiques en FLE: la genèse du projet FLORALE, EDL (Études en didactique des langues) 31, 71-91.
  • Surcouf Christian (2020), Les enjeux de la compréhension du français oral quotidien en FLE: atouts possibles d’un corpus de français parlé annoté à des fins pédagogiques, Études de Linguistique Appliquée 198, 241-256.
  • Surcouf Christian & Ausoni Alain (2020), De l’oral spontané et sa transposition écrite sous forme d’article : quelques jalons d’une analyse exploratoire, Congrès Mondial de Linguistique Française - CMLF2020, Montpellier, EDP Sciences, 1-16.

Hyperlien : https://florale.unil.ch/

Groupe d'étude sur la bande dessinée (GrEBD)

Membres du projet : Raphaël Baroni, Alain Boillat, Danielle Chaperon, Alain Corbellari, Philippe Kaenel, Gaëlle Kovaliv, Raphaël Oesterlé, Camille Schaer, Olivier Stucky

Mots-clés : bande dessinée, étude des médias, histoire culturelle, culture francophone, narratologie transmédiale

Résumé :
L'objectif du GrEBD est de développer et de promouvoir la recherche académique sur la bande dessinée dans une perspective interdisciplinaire, notamment en étudiant ce moyen d'expression dans ses aspects formels, narratologiques, historiques et culturels. Les activités du GrEBD comprennent l'organisation de cours de niveau Bachelor et Master, de conférences publiques, d'événements scientifiques et d'expositions.

Publications significatives :

Baroni, Raphaël (à paraître en 2021) « Of Mice as Men: A Transmedial Perspective on Fictionality », Narrative, n° 29 (1). 

Baroni, Raphaël & Raphaël Oesterlé (2020) « RAW : la fin de la puberté pour la bande dessinée américaine », Études de Lettres, n° 312, p. 201-204. URL : https://journals.openedition.org/edl/2442

Baroni, Raphaël & Anaïs Goudmand (dir.) (2018), « Les avatars du chapitre dans la bande dessinée », Cahiers de narratologie, n° 34. URL : https://journals.openedition.org/narratologie/8554

Hyperlien : https://wp.unil.ch/grebd/

La bande dessinée en didactique des langues et de la littérature

Membres du projet : Raphaël Baroni, Camille Schaer, Gaspard Turin, assistant·e diplomé·e (poste au concours au printemps 2021)

Mots-clés : bande dessinée, didactique du français, didactique des langues étrangères, didactique de la littérature, littératie médiatique multimodale

Résumé :
Cet axe de recherche consiste à envisager la bande dessinée comme une médiation ou un objectif d’apprentissage dans l’enseignement des langues et cultures. Il s’agit premièrement de retracer l’histoire mouvementée des rapports entre bande dessinée et didactique du français (langue étrangère et langue première), avant d’envisager différentes pistes de didactisation de ce médium. Il s'agira autant de réfléchir à l’usage de la BD pour apprendre une langue étrangère (notamment en lien avec la représentation graphique de la langue parlée), pour développer une littératie médiatique multimodale, ou encore pour élargir son horizon culturel et sa connaissance des classiques de la littérature (via des adaptations). On envisagera enfin la possibilité d’ériger ce médium comme objet d'enseignement à part entière : la bande dessinée est un aspect important de la culture francophone, à l’instar des mangas pour la culture japonaise, et son étude constitue souvent une source de motivation importante pour s’engager dans un apprentissage du français.

La langue qui importe. Enjeux de la socialisation langagière en contexte d’asile

Membres du projet : Anne-Christel Zeiter

Mots-clés : français L2, asile, insertion socioprofessionnelle, sociolinguistique critique

Résumé : 

Cette recherche se focalise sur l'apprentissage précoce de la langue du lieu d’accueil par des requérants d’asile, et sur son impact sur la transition vers le marché de l’emploi lors de l’octroi de l’asile. La période de la procédure d’asile est peu favorable à un apprentissage intensif de la langue, notamment en raison d’opportunités de socialisation, et donc de pratiques langagières en français, très limitées. J’explore ainsi les dispositifs mis en œuvre dans le canton de Vaud, dans le cadre « habituel » prévu par l’État et complété par l’engagement de bénévoles actifs dans l’accueil des migrants (données recueillies de 2015 à 2017), puis dans le cadre d’un projet-pilote d’accompagnement socio-professionnel précoce de jeunes requérants d’asile (fin du recueil en avril 2019).

Ces deux phases de ma recherche ethnographique documentent et analysent la manière dont ces dispositifs permettent, lorsqu’ils sont spécifiquement pensés pour ce public, de pallier les écueils liés à cette faible socialisation et à l’insécurité psychique inhérente à ce genre de contexte, tant il est crucial d’améliorer de façon durable l’insertion socio-professionnelle des migrants dans les sociétés d’accueil. 

 

Publications significatives :

  • Zeiter, A.-C. (2019). « Des discours de référence à l’action : transmission paradoxale du français par des bénévoles actifs dans l’accueil des migrants », in Dister, A. & Piron, S. (Eds.), Les tendances actuelles dans les discours de référence sur la langue française, Presses de l’Université Saint-Louis-Bruxelles (PUSL).
  • Zeiter, A.-C. (2019). « Silence, on s’occupe de vous ! L’entrée des requérants d’asile dans la langue du pays d’accueil », in Arrighi, L. & Urbain, E. (Éds), Inclusion, exclusion et hiérarchisation des pratiques langagières dans les espaces plurilingues au 21siècle, Minorités linguistiques et société, numéro spécial. (3)
  • Zeiter, A.-C. (2018). “L2 Learning as Discipline: A Foucaltian Perspective on Asylum in Switzerland”, in Silva, M.-M. & Skeiker, F. (Eds.), Immigration, refugees and the Humanities: Critical engagements with new challenges/opportunities
    Diacrítica 31/3http://diacritica.ilch.uminho.pt/index.php/dia/article/download/393/48
  • Zeiter, A.-C. (2018). “À la croisée des trajectoires et de la société : langue et intégration”, Cahiers de linguistique n°451, 51-70.
Langue, études, migration

Membres du projet : Thérèse Jeanneret et Anne-Christel Zeiter

Mots-clés : socialisation académique, socialisation langagière, études supérieures, mobilité, migration

Résumé :

Les enjeux de la migration dans un nouveau pays et de la vie dans une nouvelle langue influence la manière dont la personne se construit et s’imagine un avenir. Ce processus se vérifie notamment pour les étudiant·e·s universitaires qui non seulement ont à se familiariser avec un nouveau contexte linguistique et culturel, mais également avec de nouvelles normes académiques, dans tous les sens du terme. Pour ces personnes, la question de la socialisation académique est aussi saillante que celle de la langue, tant il est vrai que leurs échecs comme leurs réussites dépendent fortement de leur compréhension des attentes universitaires. Nous souhaitons ainsi documenter la façon dont ces étudiant·e·s en mobilité ou en migration organisent leur vie dans le pays, développent leurs relations avec de nouvelles personnes, mais également réfléchissent à leur place dans le monde et dans l’université. Les données recueillies dans le cadre de dispositifs didactiques et d’entretiens individuels ont pour vocation de documenter l’articulation entre certaines expériences concrètes que fait la personne et ses réflexions sur l’influence de ces événements sur son parcours académique, sur la construction de son répertoire langagier et sur son interlangue. D’autres données recueillies sur questionnaires au sein de toutes les Facultés de l’Unil nous renseignent sur les enjeux de socialisation académique en L2 rencontrés par des étudiant·e·s ne suivant pas spécifiquement des cours de langue.

Lecture littéraire en L2 et textes médiateurs

Membres du projetChiara Bemporad & Cyrille François

Mots-clés : littérature, didactique, FLE, adaptation, médiation

Résumé :
Ce projet de recherche vise à analyser les processus de lecture de textes littéraires dans une dimension FLE. Il s’agit d’observer des activités de médiation langagière de lectrices-eurs confronté·e·s à des réécritures de textes littéraires canonisés (définies comme « textes médiateurs ») qui, pour leurs caractéristiques textuelles, constituent pour le lecteur-apprenant une version simplifiée du texte canonique (textes adaptés, simplifiés, aussi bien que traductions dans une autre langue ou encore transpositions dans un autre média). Le but est de faire mettre en relation ces deux textes (médiateur-adapté et original-canonique) pour développer l’analyse et l’interprétation par la confrontation et la comparaison. Suivant une approche méthodologique qualitative et compréhensive, la recherche enquête sur les pratiques et les représentations d’étudiant·e·s de l’EFLE (du niveau A1 à B2) en croisant plusieurs typologies de données : des entretiens semi-directifs, des productions écrites – à caractère réflexif et biographique ainsi que travaux conçus dans le cadre de cours – et des observations de terrain (en classe). Par ailleurs, il s’agit d’une recherche collaborative (des enseignant·e·s de l’EFLE sont impliqué·e·s dans la démarche) et d’ingénierie didactique (des séquences d’enseignements seront créées dans la phase finale du projet). Conçue comme une recherche-action en plusieurs étapes, après une première phrase d’observation, nous visons à proposer des dispositifs didactiques (sous forme de tâches) permettant de se confronter à de textes « originaux », parfois considérés comme trop difficiles à lire, par le biais de textes plus adaptés au niveau des apprenant·e·s, mais parfois rejetés par ces derniers ou par les enseignant·e·s. Un tel dispositif vise à mettre en avant la dimension agentive du sujet-lecteur en favorisant son autonomie et de meilleures performances de lecture afin de contribuer à l’avancement de la didactique de la littérature en FLE.

 

Publications significatives :

  • Bemporad, Chiara et François, Cyrille (2019). D’un texte à l’autre : la lecture littéraire avec des textes médiateurs, in : Bemporad C. & Jeanneret T. (éds.), Lectures de la littérature et appropriation des langues et culturesLe Français dans le monde. Recherches et applications 65, 122-137.
  • Bemporad, Chiara et François, Cyrille (2020). Appréhender l’altérité avec des textes médiateurs. Sur la lecture littéraire en FLE, in : Jeannin M. et Schneider A. (éds.), Littérature de l’altérité, altérités de la littérature : moi, nous, les autres, le monde, collection Diptyque n° 41, Cedocef, Presses Universitaires de Namur, à paraître fin 2020.
  • François, Cyrille (2019). Les classiques adaptés pour la jeunesse et le FLE, Langues Modernes 2, 46-54.
Les écrivains « prolétariens » et la langue littéraire

Membres du projetCyrille François

Mots-clés : littérature, linguistique, prolétarien, autodidacte, génétique

Résumé :
Ce projet portant sur la langue littéraire des écrivains dits « prolétariens » cherche à appréhender la manière dont ces « autodidactes » considèrent la langue et se l’approprient dans leurs créations littéraires. Il s’agit de travailler en parallèle sur les textes littéraires, sur les discours (préfaces, épitextes, correspondance, etc.) des auteurs qui parleraient de leur rapport au français et à la langue littéraire, et sur la réception de leurs œuvres. Dans une perspective génétique, une attention particulière est portée aux manuscrits et aux réécritures des œuvres.Un corpus de départ a été constitué autour des écrivains suivants : Émile Guillaumin, Marguerite Audoux, Henry Poulaille, Eugène Dabit, Louis Guilloux et George Navel.

L’écriture de l’altérité

Membre : Arnaud Buchs

 

Mots clés :  littérature, altérité, philosophie du langage, poéthique, herméneutique

 

Résumé :        

Comment dire l’autre ? Cette simple question est à la croisée de nombreux champs de recherche. Elle implique tout d’abord de réfléchir au rôle du langage dans la construction de l’altérité, de sa perception à sa restitution ; elle implique également de penser la transitivité de l’écriture ; elle implique encore de poser à nouveaux frais la question du sujet dans la langue et de son objet, de leur relation dialectique ; elle appelle enfin une réflexion sur la constitution d’un sens qui soit partageable, et où l’altérité puisse échapper à ce que Blanchot appelait « l’écriture du désastre ».

 

Publications significatives :

  • Buchs, Arnaud (2010), « Pour une herméneutique seconde. Critique de l’herméneutique d’Yves Bonnefoy », dans Patrick Marot (dir.), Les textes liminaires, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, p.309-326.
  • Buchs, Arnaud (2016), « La poésie et son autre: Rester vivant et les limites du solipsisme », dans Les « voix » de Michel Houellebecq, textes réunis en ligne par Raphaël Baroni et Samuel Estier sur Fabula, Les colloques en ligne. PDF: http://www.fabula.org/colloques/document3759.php
  • Buchs, Arnaud (2019), « Littérature et altérité : un art de vivre poét(h)ique », Fabula LHT, n°22, URL : http://www.fabula.org/lht/22/buchs.html

 

Mesures linguistiques de l'intégration. Une analyse sociolinguistique et didactique critique de tests et de dispositifs de formation en Suisse

Membres du projet : Bruno Maurer et Anne-Christel Zeiter

Mots-clés : certification en lange, dispositifs didactiques, migration, fide

Résumé :

La présente recherche porte sur la certification linguistique en contexte migratoire, dans une perspective critique croisant didactique et sociolinguistique. Les tests de langue utilisés comme instruments de mesure de l'intégration, qui revêtent différentes forment (numériques, on line, papier, par exemple) sont sous-tendus d'enjeux sociaux, politiques et économiques divers qui ne les rendent pas tous comparables en termes d'accès à la certification, aux cours de langue qui y conduisent et à la qualité du répertoire langagier construit durant le processus. Dans l'idée de mieux identifier ce qui différencie ces dispositifs et d'y réfléchir en termes d'équité sociale, nous étudions différents tests de certification en langue labellisés fide (Français Italiano Deutsch en Suisse), et donc reconnus par la Confédération helvétique, dans les différents enjeux qui les structurent. Notre recherche a ainsi une triple dimension politique (niveau 1 de notre recherche, voir 2.3.1), didactique (niveau 2 de notre recherche, voir 2.3.2) et sociale (niveau 3 de notre recherche, voir 2.3.3) dont les enjeux sont relativement bien connus mais qu’il s’agit aujourd’hui de croiser (1) si l’on souhaite rendre les conditions d’accès à la nationalité et aux statuts plus équitables et (2) si l’on envisage de faire de ces certifications une réelle opportunité pour la personne de s’approprier la langue dominante de son lieu de vie, ce qui s’avère généralement intéressant pour la société d’accueil également.

Pôle de narratologie transmédiale, transculturelle et transhistorique (NaTrans)

Membres du projet : Raphaël Baroni, Mireille Berton, Romain Bionda, Alain Boillat, Pierre-Yves Brandt, Matteo Capponi, Danielle Chaperon, Estelle Doudet, Marc Escola, Alexei Evrastov, Selina Follonier, Anaïs Goudmand, Martine Hennard Dutheil de la Rochère, Gaëlle Kovaliv, Juliette Loesch, Aurélien Maignant, Gilles Merminod, Raphaël Oesterlé, Antonio Rodriguez, Camille Schaer, Olivier Stucky, Olivier Thévenaz.

Mots-clés : narratologie, théorie du récit, théorie de la fiction, théorie des médias, francophonie

Résumé : 
Le Pôle de narratologie transmédiale, transculturelle et transhistorique (NaTrans) est un groupe de recherche rattaché institutionnellement au Centre d’études théâtrales (CET) et au Centre interdisciplinaire d’étude des littératures (CIEL) de la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne. Il est par ailleurs lié aux activités de recherche du Groupe d’étude sur la bande dessinée (GrEBD). La narratologie transmédiale s’inscrit dans le prolongement de la théorie du récit telle qu’elle a émergé à partir du milieu des années 1960 ; Elle est fondée sur la revendication de son autonomie par rapport au périmètre des études littéraires, ce qui implique de relever le défi de l’élargissement des concepts visant à définir le fonctionnement des récits pour les rendre opératoires dans différents contextes médiatiques, notamment pour analyser les récits graphiques, audio-visuels ou vidéoludiques, ou pour étudier les œuvres théâtrales, qui sont de plus en plus enchevêtrés dans la culture contemporaine. Le NaTrans poursuit également l’objectif de faire avancer la théorie du récit en se fondant sur un comparatisme transhistorique et transculturel basé notamment sur l’étude des traductions des concepts narratologiques et sur l'analyse de leur évolution à travers le temps.

Hyperlien : https://wp.unil.ch/narratologie/natrans/

Pour une théorie du récit au service de l’enseignement

Membres du projet : Raphaël Baroni, Gaspard Turin, doctorant·e FNS (poste au concours au printemps 2021)

Mots-clés : didactique du français, littératie, études littéraires, théorie littéraire, narratologie

Résumé :
Cette recherche, dirigée par Raphaël Baroni (UNIL), est financée par une bourse FNS (100019_197612 / 1). Le projet vise à faire évoluer la théorie du récit mobilisée dans l’enseignement du français, aujourd’hui encore dominée par les approches formalistes des années 1960-1970. En s’appuyant sur les avancées de la narratologie contemporaine, il s’agit d’améliorer ces outils en les rendant aptes à développer chez les apprenants des compétences langagières et médiatiques, ainsi qu’une sensibilité éthique et esthétique. Pour dresser l’état des lieux de la théorie enseignée, nous nous baserons sur l’analyse des plans d’étude et de manuels, ainsi que sur des questionnaires et des entretiens avec des enseignants. Sur cette base, nous ferons évoluer les outils d’analyse en les pensant au plus près des pratiques des enseignants et des finalités actuelles des études littéraires. Un site proposant des ressources en libre accès ainsi que des publications scientifiques permettront de diffuser les résultats de la recherche en touchant un public de théoriciens du récit, mais aussi de didacticiens et d’enseignants. Ce projet trouve son ancrage à l’intersection entre didactique et narratologie. Il s’appuie sur une étude empirique des pratiques scolaires en Suisse, en France, en Belgique et au Québec ainsi que sur les développements récents de la théorie du récit. Le projet contribue à tisser des liens entre recherche académique et pratiques enseignantes en tenant compte des enjeux de la transposition didactique.

Publications significatives :

Baroni, R. (2020) « Pour des concepts narratologiques intelligibles et utiles pour l’enseignement : schéma quinaire et focalisation en débat », Transpositio, n° 2.  
URL : 
http://www.transpositio.org/articles/view/pour-des-concepts-narratologiques-intelligibles-et-utiles-pour-l-enseignement-schema-quinaire-et-focalisation-en-debat

Baroni, R. & F. Wagner (2018) « Des mécanismes de l’intrigue à l’enseignement de la littérature. Entretien avec Raphaël Baroni », Cahiers de narratologie, n° 34.
URL : 
https://journals.openedition.org/narratologie/9130

Baroni, R. (2017), Les Rouages de l’intrigue. Les outils de la narratologie postclassique pour l’analyse des textes littéraires, Genève, Slatkine érudition. URL : https://serval.unil.ch/resource/serval:BIB_91F2FABBCF53.P001/REF

Hyperlien : https://wp.unil.ch/narratologie/recherches-2/pour-une-theorie-du-recit-au-service-de-lenseignement/

Programme Mémoire du 13 Novembre

Membres du projet : B. Maurer est le responsable  pour le laboratoire EA 739 DIPRALANG du Programme 13-Novembre. Analyse du discours de témoins et victime des attentats

Mots-clés :

Résumé :
Dipralang est ainsi l'un des laboratoires associés pour travailler, dans une de ses perspectives qui est celle de l'anthropologie des pratiques langagières, sur la mise en discours des attentats parisiens du 13 novembre 2015. Le projet, sur financement Plan d’Invetissement d’Avenir et porté par le CNRS, l'INSERM et HESAM Université, étudie dans la durée l'articulation entre mémoire privée et mémoire collective autour de cet événement important dans la vie de notre pays. Cet angle d'attaque constitue l'une des problématiques, à la fois psychologique et historique, mais pas la seule car le projet comprend également des enjeux de santé publique (étude épidémiologique des comportements collectifs face aux attentats, étude neuropsychologique des comportements de résilience). La diversité des laboratoires impliqués (avec la neuropsychologie, la neuropsychiatrie, la sociologie, la communication, les sciences politiques, le droit, l'éthique et donc les sciences du langage) est représentative de la pluralité des approches mises en œuvre pour croiser les regards et parvenir à une compréhension riche de ce qui a pu se vivre et qui continue de se déployer à la suite des attentats parisiens. La durée du projet, hors norme puisqu'il se prolonge jusqu'en 2028, présente également un grand intérêt en offrant les conditions d’un travail de fond. 

Concrètement, B. Maurer travaille sur ce projet en analyse qualitative de discours, dans une perspective d'anthropologie des pratiques langagières, à partir des données de ce qu'il est convenu d'appeler l'Enquête-1000, à savoir environ 1000 témoins et acteurs, directs ou indirects, enregistrés à 4 reprises sur 10 ans. Il a été le correspondant Dipralang pour réaliser les captations vidéos (opérateur Institut national de l’audiovisuel) en 2018, lors de la deuxième enquête auprès des volontaires de la région de Montpellier. La troisième captation a lieu en octobre 2021.

Publications liées au projet : 
Pas encore de publications personnelles. Pour un aperçu des publications du projet, voir https://www.memoire13novembre.fr/content/publications-scientifiques

Recherche intra-institutionnelle

Le cycle de conférences Recherches EFLE est destiné à permettre à tou·te·s les collègues de l’EFLE de connaître les différentes recherches qui se mènent à l'EFLE. Ce partage a pour vocation de rendre mieux visibles les partenariats internes possibles et d'ainsi favoriser la recherche d'équipe à moyen terme. L'idée est que, lors de ces présentations, les collègues puissent avoir envie de s’inscrire dans des recherches plus collectives et/ou de voir des personnes manifester des désirs de rejoindre une recherche en cours, voire de lancer de nouveaux projets.

Deux axes se dessinent pour l'instant: Recherches pour l’EFLE, sur des sujets s’intéressant aux problématiques et publics de notre École, et Recherches à l’EFLE, qui présente les recherches menées dans notre institution et par des membres de l’EFLE mais sans forcément de lien direct avec nos publics.

Reconfigurer la bande dessinée à l'ère du numérique

Membres du projet : Raphaël Baroni, Gaëlle Kovaliv, Olivier Stucky

Mots-clés : analyse des médias, humanités numériques, bande dessinée, reconfiguration, digital comics

Résumé :
Cette recherche, co-dirigée par Sabine Süsstrunk (EPFL), Mathieu Salzman (EPFL) et Raphaël Baroni (UNIL) est financée par une bourse FNS Sinergia (CRSII5_180359). À l'ère numérique, les auteurs, qui continuent de privilégier des techniques de production traditionnelles, doivent transférer leur travail dans une diversité croissante de formats, notamment les écrans des smartphones et des tablettes. Le but de ce projet est de faciliter le processus de reconfiguration des BD. En particulier, nous visons à : 1) analyser l'histoire et les enjeux du processus de reconfiguration de la BD en fonction de différents supports, analogiques et numériques ; 2) élaborer des algorithmes pour aider les artistes dans le processus de reconfiguration des images en fonction des contraintes des supports ; 3) étudier l'impact des reconfigurations sur les acteurs de la BD. Sur le plan culturel, il s'agit de mesurer l'impact des technologies numériques sur la BD européenne, tout en tenant compte du fait que la transition vers les écrans n'est qu'une étape dans un processus de reconfiguration observable depuis les origines du média. Du côté de l'informatique visuelle, tandis que l'état de l'art reste confiné à la détection de cases, de textes et de boîtes délimitant des caractères, nous fournirons des segmentations détaillées d'éléments graphiques (personnages, objets) et de notions de 3D. Nos résultats auront un impact non seulement sur l'industrie de la BD, mais aussi sur la compréhension de son histoire, sur la muséographie, et sur les humanités numériques (en offrant de nouveaux moyens d'indexation de grands corpus numérisés). À travers une campagne de numérisation du fonds Ghebali, il s'agit aussi de valoriser les archives du Centre BD de la ville de Lausanne.

Publications significatives :

Baroni, Raphaël (2016) « (Un)natural Temporalities in Comics », European Comic Art, n° 9 (1), p. 5-23.
URL : 
http://www.berghahnjournals.com/view/journals/eca/9/1/eca090102.xml

Baroni, Raphaël & Claus Gunti (dir.) (2020), Introduction à l’étude des cultures numériques. La transition numérique des médias, Malakoff, Armand Colin.

Gaëlle Kovaliv & Olivier Stucky (2019), « Un lexique bilingue pour une analyse fonctionnelle des éléments fondamentaux du langage de la bande dessinée » Image & Narrative, n° 20 (3).          
URL : 
http://www.imageandnarrative.be/index.php/imagenarrative/article/view/2305

Hyperlien : https://wp.unil.ch/grebd/reconfiguring-comics/

Réseau des narratologues francophones (RéNaF)

Membres du projet : Raphaël Baroni

Mots-clés : narratologie, théorie du récit, théorie de la fiction, théorie des médias, francophonie

Résumé :
Le réseau des narratologues francophones (RéNaF) élargit la portée du réseau romand de narratologie (RRN) et renforce son ancrage institutionnel au sein de l'Université de Lausanne en confiant sa gestion au pôle de recherche en narratologie transmédiale (NaTrans). Ce réseau a pour but de recenser les chercheurs francophones contribuant à faire avancer la théorie du récit, quel que soit leur ancrage disciplinaire et leur institution de rattachement. Il vise également à offrir un lieu de dialogue et de promotion de la recherche encourageant la poursuite et le renforcement d'une tradition francophone dans le domaine de la théorie du récit, tout en créant des synergies avec le réseau européen de narratologie (ENN) et l'International Society for the Study of Narrative (ISSN).

Hyperlien : https://wp.unil.ch/narratologie/

TRANSLANGA – Transmission familiale des langues en Afrique subsaharienne

Membres du projet : coordonné par B.Maurer avec des équipes nationales de cinq pays : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Sénégal. 

Mots clés : Transmission intergénérationnelle, français, langues africaines, sociolinguistique

Résumé :
Le but est de décrire la dynamique intergénérationnelle dans les familles des capitales et des grandes villes de ces différents pays. Trois enquêtes ont été réalisées, qualitatives et quantitative, afin de croiser les données : une observation, directe ou participante dans des familles dont au moins un des parents parlaient français, un questionnaire portant sur les déclarations de pratiques linguistiques familiales, et une enquête mettant en œuvre la Méthode d’analyse combinée (MAC) des représentations sociales des langues (Maurer, 2013). L’accent, dans ce projet financé par l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Organisation internationale de la Francophonie, était mis sur l’observation de la dynamique du français. Les premières analyses ont été publiées dans le rapport La langue française dans le Monde 2015-2018 (2019). Il reste beaucoup de données à exploiter, sur le français toujours en adoptant des optiques comparatives mais aussi sur la transmission des langues africaines, prises dans des processus complexes de vernacularisation, véhicularisation, dévéhicularisation, selon les cas.
 

Publications significatives :

  • MAURER B. (2021, à paraître), « Etude comparée de stratégies familiales de transmission des langues à Abidjan et Dakar ». Communication au colloque de Corte, Transmettre les langues. Pourquoi et Comment ? 25-27 juin 2020.
  • OIF (2019), La langue française dans le Monde 2015-2018. Gallimard/Organisation internationale
    de la Francophonie. pp.41-45.

Transmission, appropriation et évaluation des pratiques langagières précaires

Direction : Anne-Christel Zeiter et Bénédicte Pivot, Dipralang/Universtité Paul-Valéry, Montpellier

Membres de l’EFLE : Thérèse Jeanneret, Bruno Maurer

Membres à l’international : Michel Bert, Ksenija Djordjevic Leonard, Monica Heller, Jovan Kostov et Jean Leo Leonard

Mots-clés : transmission, apprentissage, évaluation, langues précaires

Résumé :

Les termes liés à ce qui est traditionnellement défini comme l’enseignement-apprentissage des langues ne cessent de nous résister : par exemple, travailler sur des langues dites « en danger », que leur statut même empêche de considérer en termes d’enseignement à proprement parler, pousse plutôt la réflexion vers la transmission ou la diffusion. Réfléchir aux facteurs influençant l’entrée de personnes migrantes dans une nouvelle langue lorsqu’il s’agit d’abord de vivre et de fonctionner dans la société avant que d’apprendre la langue implique de penser en termes de pratiques sociales et langagière plutôt qu’en termes d’apprentissage structuré de la langue. Dans ces cas comme dans d’autres, la question de l’évaluation se pose, par ailleurs, mais là aussi de manière peu orthodoxe. soit en termes de conséquences sociales et individuelles de certaines pratiques plutôt qu’en termes d’atteinte de niveaux de maitrise linguistique. Venant de terrains et de problématiques bien différents, les membres de ce projet international achoppent donc sur des problèmes théoriques similaires que nos ressources ne nous permettent pas complètement de surmonter : c’est de là qu’est venue l’idée d’un groupe de réflexion rassemblant des personnes issues de cadres théoriques et de problématiques différents mais qui ont en commun d’articuler la didactique d’une part et la sociolinguistique d’autre part. 

À partir de nos cadres théoriques, de nos expériences, de nos terrains variés, nous questionnons les catégories régulièrement utilisées en didactique des langues et appliquées souvent sans recul ni critique aux situations particulières que sont celles des contextes des pratiques langagières précaires ou minorisées (langues de la migration, langues en danger, langues d’origine des Peuples premiers, langues africaines face au français, français en immersion en régions anglophones, etc…). À partir du postulat selon lequel les perspectives issues de ces pratiques langagières sont susceptibles de jeter une lumière nouvelle sur la triade enseignement-apprentissage-évaluation qui domine depuis les années 2000 et le Cadre européen commun de référence, il nous semble pertinent de se demander dans quelle mesure la sociolinguistique est un outil d’analyse qui permet de réfléchir à ce qu’il faut faire en didactique et d’interroger la circularité entre ces deux domaines. Il s’agira ensuite de revenir aux terrains, soit d’apporter des éléments concrets aux acteurs qui accompagnent les personnes aux prises avec les questions de transmission, d’appropriation et d’évaluation des pratiques langagières précaires.

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