Maya Burger, professeure honoraire de la Faculté des lettres

Maya-Burger.jpg

Professeure ordinaire en Section de langues et civilisations slaves et de l’Asie du Sud de l'UNIL, Maya Burger accède au statut de professeure honoraire.

Après des études à l’Université de Lausanne et à la Rajasthan University comme « doctoral fellow », Maya Burger a soutenu sa thèse de doctorat en 1985 sur l’étude de deux villages du Rajasthan. Après avoir complété sa formation à l’Université de Californie, Berkeley, elle enseigne dès 1987 un cours sur l’hindouisme moderne comme privat-docent à l’Université de Lausanne, puis obtient en 1995 la chaire de professeure en histoire comparée des religions au sein de la Faculté de théologie de cette même université. Convaincue de la nécessité d'une séparation stricte entre l'étude des religions et la théologie, elle a entrepris de changer de Faculté et depuis 2009, a exercé son activité au sein de la section des langues et civilisations slaves et d’Asie du Sud de la Faculté des lettres.

Tout au long de son parcours, Maya Burger s’est particulièrement engagée pour l’institution, l'enseignement et la relève. Cheville ouvrière du Département interfacultaire d’histoire et de sciences des religions, une unité interfacultaire particulièrement originale de l’Université à sa création en 1995, elle a aussi contribué à la reconfiguration de la Section des langues et civilisations slaves et d’Asie du Sud en 2012. C’est elle qui a introduit, d’abord à titre optionnel, puis au sein d’un cursus complet, l’hindi à l’Université de Lausanne. A un niveau national et international, elle a été présidente de la Société suisse pour la science des religions pendant de nombreuses années, et présidente de l’European Association for the Study of Religion entre 2008 et 2013. 

Les recherches de Maya Burger se distinguent par leur large périmètre thématique : histoire comparée des religions, histoire du yoga (sujet sur lequel elle a conduit un projet FNS), histoire des mouvements de bhakti, littérature hindie moderne et prémoderne, ou encore histoire culturelle des relations entre la Suisse et l’Inde (un autre sujet sur lequel elle a dirigé un projet du FNS). Inlassablement, elle a défendu les spécificités et l’intérêt de sa discipline au gré d’importantes variations des contextes institutionnels. Elle a formé toute une génération de doctorantes et doctorants, chercheuses et chercheurs, auxquels elle a communiqué sa curiosité, son goût pour les langues, et son exigence méthodologique. Elle s’est également fortement investie dans son enseignement et auprès de ses étudiantes et étudiants.

Partagez: