Et vous, comment avez-vous choisi vos études?

Ambre Jeanneret, Baccalauréat universitaire en science forensique

L’université, une nouvelle vie

Depuis mon enfance, j’étais attirée par la police et le travail d’enquête, mais je souhaitais également faire des études. J’ai découvert la science forensique et la formation offerte à l’Ecole des sciences criminelles grâce à une enseignante de mon collège, et réalisé que c’était exactement ce qu’il me fallait !

Commencer l’université a constitué un changement de vie radical pour moi. C’est tout d’abord un privilège de se retrouver sur un campus magnifique, au milieu de milliers d’étudiant·e·s. Mais cela exige aussi beaucoup plus d’organisation et d’autonomie qu’au collège, car la supervision n’est plus aussi étroite. Dans un auditoire de 200 personnes, l’enseignant·e ne va pas vérifier que chacune et chacun est présent et a fait ses devoirs ! J’ai dû apprendre à établir moi-même mon programme d’études et à planifier à l’avance. De plus, j’ai quitté le logement parental pour éviter de faire les trajets, ce qui rajoute autant d’indépendance et de nouvelles choses à gérer…

Des études scientifiques, mais pas seulement !

La première année en science forensique est très théorique et plutôt axée sur les sciences : maths, chimie, informatique… Il y a peu de cours de sciences criminelles à proprement parler. Au collège, j’avais choisi les options en biologie-chimie et en anglais, ainsi que les mathématiques renforcées. J’avais donc de bonnes bases scientifiques qui m’ont beaucoup aidée, notamment pour les cours de maths donnés à l’EPFL. L’anglais a aussi été utile, car nous lisons beaucoup d’articles scientifiques dans cette langue. Pendant cette année, nous n’avons pas accès au bâtiment de l’Ecole des sciences criminelles et sommes assez peu intégré·e·s à l’école. Vu la grande taille des volées, l’ambiance reste légèrement anonyme. C’est en deuxième année que l’on commence vraiment à toucher à la science forensique, avec des travaux pratiques d’imagerie, de détection des traces digitales, etc. Le programme est plus intéressant, mais aussi plus exigeant car nous partons de zéro dans ces nouvelles matières! La troisième constitue l’apogée de ce parcours: nous utilisons tout ce que nous avons appris pour résoudre des cas fictifs de A à Z. Dès la deuxième, on se retrouve aussi en petit groupe, ce qui crée une dynamique extrêmement positive et presque familiale. Nous sommes toutes et tous très soudés et nous voyons beaucoup en dehors des cours. En sciences criminelles, le partage et l’entraide sont de règle ! Il est d’autant plus facile de s’intégrer que nous venons toutes et tous de lieux différents et cherchons à reconstruire un cercle amical. Les enseignantes et enseignants sont aussi très accessibles et ouverts à la discussion.

Pour réussir dans ces études, je dirais qu’il faut surtout faire preuve de curiosité, avoir envie d’apprendre et être ouvert·e à l’inconnu. Se tenir au courant de l’actualité peut aider à comprendre certains cours. Enfin, la polyvalence est de mise, car nous devons en permanence jongler entre des matières très différentes qui font appel à des méthodes et compétences variées. La charge de travail est élevée, ce qui peut impliquer certains sacrifices, mais ça fait partie du jeu! D’une manière générale, les étudiantes et étudiants en science forensique sont assidus et impliqués, personne n’est là par hasard. Ce qui ne signifie pas qu’il faille abandonner toute détente pour autant! Prenez aussi du temps pour vous reposer, sortir, et vous changer les idées.

L’avenir sur le terrain…

L’ESC organise des stages pour les étudiantes et étudiants de troisième année, je passerai donc deux semaines dans la police genevoise pendant l’été. Ce sera mon premier contact avec la réalité du terrain. Je poursuivrai ensuite mes études par le Master en identification physique, avec l’objectif de travailler dans la police par la suite. J’envisage aussi éventuellement un doctorat.

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